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Joseph Chatellier
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Joseph Chatellier (né le 16 avril 1901 à Aimargues et mort le 20 novembre 1985 dans la même villecite-ref-1[1]) est un homme politique français.

De sensibilités anarchiste puis communiste, il est notamment maire d'Aimargues de 1945 à 1963.

Contents


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Biographie

Jeunesse et formation

Joseph Jean Chatellier, dit « Le Cuir »cite-ref-2[2], appartient dès les années 1920 avec ses frères Aimé et Abel et son père Jean au groupe anarchiste d'Aimargues qui se réunissait alors à la Maison du peuple et comptait une quarantaine de membres. Il est également militant à l'Union anarchiste, et à l’union locale d’Aimargues de la CGTSR.

Années 1930

Son domicile sis rue Jeanne-d'Arc sert en 1934 de boîte aux lettres pour le courrier adressé à Paul Roussenqcite-ref-3[3], et en 1937 pour celui du groupe de Lunel de l’UA.

Au printemps 1936, il participe à une grève des ouvriers agricoles de la région qui se solde par une victoire.

Le 20 mars 1938, en compagnie des frères Rogati, de Joseph et Vaillant Deschamps, de Marcellin et d'Alphonse Mari, il manifeste contre un rassemblement de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) à Aimargues. La rencontre tourne à l'affrontement et en juin, il est condamné à deux mois de prison et 50 francs d'amendecite-ref-4[4] par le tribunal correctionnel de Nîmes.

Années 1940-1945

Arrêté par le régime de Vichy pendant la guerre avec les frères Deschamps, Georges Louche, Marcellin Mari et Paul Perrier, il est interné comme détenu politique au camp de Chibron. Il est libéré au début de 1942cite-ref-5[5].

Années 1945-1963

À la fin de la guerre, il est membre avec son frère Jean du comité de Libération, installé le 23 octobre 1944. Aux élections municipales du 6 mai 1945, à la tête d'une liste communistecite-ref-6[6], il est élu maire d’Aimargues, succédant ainsi au comité de libération. Il est réélu en 1947, 1953 et 1959. En mars 1963, sur fond de campagne des législatives partielles, voyant s'affronter Gilberte Roca et Jean Poudevigne, il est arrêté pour détournement de fonds, ce qui nuit à l'image de cette premièrecite-ref-lavrut-7-0[7]. Suspendu par le préfet du Gardcite-ref-0-8-0[8], il voit lui succéder le socialiste Albert Fontanieu au terme d'une élection partielle organisée en décembre.

Le 30 avril 1964, la commune d'Aimargues s'étant constituée partie civilecite-ref-0-8-1[8], il est condamné à cinq ans d'emprisonnement pour abus de biens sociaux par la Cour d'assises du Gardcite-ref-lavrut-7-1[7], et incarcéré à Nîmescite-ref-9[9].

C'est sous sa municipalité, de 1947 à 1963, qu'Anaïs Bouïrel est la première femme élue conseillère municipale d'Aimarguescite-ref-10[10]cite-ref-11[11].

De 1963 à 1985

Références

cite-note-11. « Chatellier Joseph », sur deces.matchid.io (consulté le 23 avril 2025)
cite-note-22. Pauline Cazalis (sous la dir. de Frédéric Rousseau) 2001, Individus connus pour avoir participé à la commune libre d'Aimargues.
cite-note-33. Pauline Cazalis (sous la dir. de Frédéric Rousseau) 2001, L'anarchisme face à la guerre
cite-note-44. 1938« Libertaires condamnés », sur Gallica, La Dépêche de Constantine : journal politique quotidien, 22 juin 1938 (consulté le 18 octobre 2023)
cite-note-55. 1942« 138 militants syndicalistes encore internés viennent d’être libérés », sur RetroNews - Le site de presse de la BnF, La France socialiste, 5 janvier 1942 (consulté le 18 octobre 2023).
cite-note-66. « Souvenirs de 1934 à 1971 » [archive du 17 août 2017] [PDF], sur www.histoiredemosset.fr (consulté le 23 avril 2025)
cite-note-lavrut-77. lavrut2008didier-lavrut2008Didier Lavrut, « La fin de la guerre d’Algérie et les législatives de 1962 dans le Gard (2e partie) », Le Midi Rouge Bulletin de l’Association Maitron Languedoc-Roussillon, no 11,‎ juin 2008, p. 27 (lire en ligne [PDF])
cite-note-0-88. « BROZER Telearchives », sur brozer.fr (consulté le 18 octobre 2023).
cite-note-99. Pauline Cazalis (sous la dir. de Frédéric Rousseau) 2001, « Un bastion libertaire sacrifié : l’offensive préfectorale »
cite-note-1010. jullien2012bernard-jullien2012Bernard Jullien, « « Une impasse porte désormais le nom d'Anaïs Bouïrel » », Midi Libre,‎ 3 juillet 2012 (lire en ligne)
cite-note-1111. 2012« Inauguration de l'impasse Anaïs Bouïrel », Aimargues le journal, no 15,‎ juillet 2012, p. 7

Annexes

Bibliographie

• falgui-res2006michel-falgui-res2006Michel Falguières, Jean Jourdan, dit Chocho : libertaire d'Aimargues, de 1908 à 1948, Nîmes, Comédia, 2006, 183 p..
• pcfrPauline Cazalis (sous la dir. de Frédéric Rousseau), L'Anarchisme entre lutte sociale et prise de pouvoir : Aimargues (1900-1951) (mémoire de maîtrise en histoire), université Montpellier-III, 2001 (présentation en ligne).

Articles connexes
Liens externes

• Ressource relative à la vie publique : Maitron
• Dictionnaire des militants anarchistes

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